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Arnaques voiture d’occasion : 12 pièges au Bénin (2026)

Séverine Houénou par Séverine Houénou
16 janvier 2026
dans Actualités
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Arnaques voiture d’occasion : 12 pièges au Bénin (2026)

Arnaques voiture d’occasion : 12 pièges au Bénin (2026)

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Acheter une voiture d’occasion au Bénin peut être risqué si vous ne prenez pas certaines précautions. Le marché est en pleine expansion, mais il attire aussi des fraudeurs ingénieux. Voici les 12 arnaques les plus courantes et comment s’en protéger :

  • Prix trop bas pour être vrais : Les offres alléchantes cachent souvent des véhicules volés ou des demandes d’acompte non remboursable.
  • Faux vendeurs et photos volées : Des annonces avec des images détournées de sites étrangers sont utilisées pour tromper les acheteurs.
  • Systèmes de paiement frauduleux : Des plateformes imitant des services sécurisés volent vos données et fonds.
  • Demandes de paiement via Western Union : Ces méthodes sont intraçables et favorisent les arnaques.
  • Défauts dissimulés : Des réparations superficielles masquent des problèmes graves.
  • Faux profils sur Facebook : Des pages usurpant des concessionnaires fiables publient de fausses annonces.
  • Fraude à la TVA : Des factures falsifiées peuvent entraîner la saisie du véhicule.
  • Compteurs kilométriques trafiqués : Le kilométrage est réduit pour gonfler la valeur.
  • Voitures volées avec documents falsifiés : Ces véhicules peuvent être saisis sans compensation.
  • Frais cachés : Des coûts imprévus (dédouanement, transport, etc.) augmentent le prix final.
  • Fausse identité des vendeurs : Usurpation d’identité pour gagner votre confiance.
  • Pièces de mauvaise qualité : Des composants contrefaits mettent en danger votre sécurité.

Conseils pour éviter les arnaques :

  • Vérifiez les documents officiels comme la Carte Grise, le VIN et le Quitus Fiscal.
  • Faites inspecter le véhicule par un mécanicien indépendant avant l’achat.
  • Évitez les paiements non traçables comme Western Union ou MoneyGram.
  • Rencontrez le vendeur dans un lieu public ou chez un concessionnaire reconnu.
  • Comparez les prix pour repérer les offres suspectes.

Règle d’or : ne payez jamais sans avoir vu et inspecté le véhicule. En suivant ces conseils, vous réduirez les risques et sécuriserez votre achat.

12 arnaques voiture d'occasion au Bénin et comment les éviter

12 arnaques voiture d’occasion au Bénin et comment les éviter

1. Prix largement inférieurs au marché

Réalité du marché béninois

Au Bénin, certains escrocs profitent de la réputation du pays pour attirer des acheteurs avec des prix défiant toute concurrence. Ces réseaux organisés publient des annonces sur des plateformes gratuites avec des prix 30 à 50 % en dessous de la moyenne du marché. Par exemple, si une Toyota Camry 2010-2011 se vend généralement autour de 2 368 000 nairas, un tarif bien inférieur devrait immédiatement susciter des doutes. Ces prix attractifs ne sont qu’un appât, souvent suivi de lourdes conséquences financières pour les acheteurs.

Conséquences pour les acheteurs

Les pertes financières peuvent être considérables. Entre octobre 2023 et octobre 2024, le National Fraud Intelligence Bureau a signalé 56 603 cas de fraude liés aux achats en ligne, avec des pertes totales atteignant 104,6 millions de livres sterling. Au Bénin, les victimes perdent fréquemment l’acompte qu’elles envoient via des moyens de paiement intraçables comme Western Union ou MoneyGram. Parfois, les véhicules vendus à des prix très bas s’avèrent être volés, exposant ainsi les acheteurs à des risques juridiques ou à la confiscation du véhicule.

Comment repérer les arnaques

Un quart des acheteurs sur des plateformes comme Facebook Marketplace pensent, à tort, être protégés, ce qui les rend particulièrement vulnérables. Les escrocs jouent sur la confiance : ils prennent le temps d’établir une relation avant de demander un paiement anticipé pour des « frais de dossier » ou de « transport ».

Signal d’alerte Ce que cherche l’escroc Ce que vous pouvez faire
Prix 30-50 % sous le marché Obtenir un acompte rapidement Comparez avec d’autres annonces locales
Paiement demandé par carte cadeau Transfert de fonds intraçable Utilisez des paiements traçables
Photos génériques Cacher l’état réel du véhicule Demandez des photos dans un cadre identifiable
Refus de rencontre en personne Rester anonyme Insistez sur une inspection publique avant tout paiement

Mesures à adopter

Pour ne pas tomber dans ces pièges, il est essentiel de faire preuve de vigilance. Consultez plusieurs annonces pour établir un prix moyen. Par exemple, une Hyundai Tucson 2017-2018 se vend généralement autour de 6 365 000 nairas ; une offre nettement inférieure doit éveiller des soupçons. Demandez toujours le numéro VIN pour vérifier l’historique du véhicule et vous assurer qu’il n’est pas volé. Préférez des concessionnaires reconnus comme E-Motors Benin, GET MOTORS COMPANY ou SIKA Toyota (CFAO) plutôt que des vendeurs individuels sur des plateformes gratuites. Enfin, ne versez jamais d’acompte avant d’avoir inspecté le véhicule en personne, idéalement dans un lieu public proche d’un commissariat.

2. Faux vendeurs utilisant des photos volées

Prévalence sur le marché automobile béninois

Au Bénin, des escrocs exploitent souvent des photos volées de véhicules provenant de plateformes d’exportation internationales comme SBT Japan pour publier de fausses annonces. Ces images, bien que séduisantes, ne représentent généralement pas des véhicules disponibles localement. Cette méthode frauduleuse est loin d’être isolée et s’inscrit dans un schéma plus large d’arnaques sur le marché. En septembre 2025, l’opération Contender 3.0, menée par INTERPOL dans 14 pays africains, dont le Bénin, a permis l’arrestation de 260 individus impliqués dans l’utilisation de profils et d’images détournées.

Le commerce automobile légitime, quant à lui, est majoritairement concentré dans le département du Littoral, en particulier à Cotonou, où les concessionnaires disposent d’adresses physiques vérifiables, un critère essentiel pour distinguer les vendeurs fiables des arnaqueurs.

Impact sur les acheteurs

Les conséquences pour les acheteurs sont souvent lourdes. Entre juillet et août 2025, toujours dans le cadre de l’opération Contender 3.0, 1 463 victimes ont été recensées, avec des pertes estimées à près de 2,8 millions de dollars. Ces pertes incluent fréquemment des acomptes versés pour des frais de douane ou de transport, des sommes qui, une fois payées, sont irrécupérables. Pire encore, certains escrocs se servent de prétextes comme une « vérification d’identité » pour subtiliser des informations personnelles, des coordonnées bancaires ou même des numéros de sécurité sociale.

Selon un rapport sur les cybermenaces en Afrique en 2025, deux tiers des pays du continent estiment que les infractions cybernétiques représentent une part importante des crimes commis.

Facilité de détection par les acheteurs

Heureusement, plusieurs indices permettent de repérer ces arnaques. Les photos utilisées dans les annonces frauduleuses présentent souvent des incohérences visibles : absence de plaques d’immatriculation béninoises, absence de repères locaux comme des lieux connus de Cotonou, ou encore la présence de volants à droite, alors que les véhicules au Bénin circulent en conduite à gauche.

En revanche, les vendeurs sérieux, comme E-Motors Benin, GET MOTORS COMPANY ou SIKA Toyota (CFAO), fournissent généralement plusieurs numéros de téléphone locaux avec le préfixe +229 et affichent des adresses précises à Cotonou. Si un vendeur refuse de partager un numéro local ou limite les échanges à des plateformes comme WhatsApp ou Facebook, cela devrait éveiller les soupçons.

Conseils pratiques pour l’éviter

  • Effectuez une recherche inversée d’images sur Google pour vérifier si les photos sont authentiques ou utilisées dans d’autres annonces.
  • Si une même image apparaît dans plusieurs annonces localisées dans des régions différentes, il s’agit probablement d’une arnaque.
  • Demandez une preuve spécifique, comme une photo ou une vidéo du véhicule montrant le tableau de bord avec la date du jour ou le vendeur mentionnant votre nom.
  • Vérifiez l’identité du vendeur à l’aide d’annuaires professionnels.
  • Privilégiez les concessionnaires vérifiés, tels que MIG MOTORS BENIN (tél. +229 21 31 00 28) ou SIKA Toyota (tél. +229 21 38 05 62). Ne versez jamais d’argent avant d’avoir inspecté le véhicule en personne, de préférence dans un lieu public à Cotonou.

3. Faux systèmes de paiement sécurisé

Prévalence sur le marché automobile béninois

Les escrocs ne manquent pas d’imagination lorsqu’il s’agit de tromper les acheteurs en ligne. Ils créent de faux sites d’entiercement qui imitent des plateformes légitimes, mais leur seul objectif est de voler vos données bancaires. Ces sites prétendent sécuriser vos fonds jusqu’à la livraison du véhicule, alors qu’en réalité, ils servent uniquement à détourner de l’argent. L’Ambassade des États-Unis à Cotonou rapporte que chaque jour, des personnes signalent avoir perdu « des centaines, voire des milliers de dollars » à cause de ces arnaques en ligne au Bénin. Les réseaux sociaux sont souvent utilisés par les fraudeurs pour repérer leurs victimes. Ils investissent du temps, parfois plusieurs semaines, pour établir une relation de confiance avant de rediriger leurs cibles vers des liens frauduleux. Ces systèmes, bien qu’attrayants en apparence, peuvent avoir des conséquences financières catastrophiques pour les acheteurs.

Impact sur les acheteurs

Les conséquences financières de ces arnaques sont souvent irréversibles. Les escrocs exploitent ces faux portails pour vider les comptes bancaires des victimes et, parfois, pour mener d’autres fraudes. Le vol d’identité est également une menace : les informations personnelles des victimes peuvent être utilisées pour contracter des crédits ou commettre d’autres délits. En ce qui concerne les sanctions, les lois sur les fraudes internationales prévoient des peines sévères, allant jusqu’à 10 ans de prison et une amende d’un million d’euros pour les auteurs de ces escroqueries organisées. Pour éviter de tomber dans ces pièges, il est essentiel de savoir repérer les signes avant-coureurs.

Facilité de détection par les acheteurs

Heureusement, il est possible de déceler ces faux systèmes si vous êtes attentif. Ces sites frauduleux présentent souvent des indices révélateurs : un contenu mal rédigé avec des fautes d’orthographe, l’absence d’adresse physique ou de numéro de téléphone valide. Les escrocs envoient également de faux e-mails, imitant des plateformes comme PayPal ou des banques, vous informant d’un paiement en attente et vous demandant de régler de petites sommes pour finaliser la transaction. L’Ambassade des États-Unis met en garde : « L’indicateur ultime d’une arnaque est qu’on vous demande toujours de donner de l’argent ».

Conseils pratiques pour l’éviter

Voici quelques précautions simples mais efficaces pour éviter ces pièges. Ne cliquez jamais sur les liens dans un e-mail ou un SMS suspect. Tapez directement l’URL officielle dans votre navigateur pour vérifier vos transactions. Prenez également le temps de vérifier l’adresse e-mail de l’expéditeur en cliquant sur « répondre » : une correspondance légitime proviendra toujours du domaine officiel de la plateforme (par exemple, @paypal.com). Évitez les virements via Western Union ou MoneyGram, car ils sont quasiment impossibles à récupérer. Optez plutôt pour des paiements par carte de crédit, qui offrent une meilleure protection en cas de fraude. Enfin, si vous pensez avoir utilisé un faux système de paiement, contactez immédiatement votre banque pour bloquer la transaction.

4. Arnaques au dépôt d’argent via Western Union

Western Union

Prévalence sur le marché automobile béninois

Le marché automobile béninois, avec son volume élevé d’importations, est un terrain fertile pour les fraudeurs. Ces derniers exploitent des plateformes comme Western Union pour détourner de l’argent. À Cotonou, dans certains cybercafés, près de 7 personnes sur 10 seraient impliquées dans des arnaques en ligne, selon des estimations. Ces réseaux bien organisés ciblent les acheteurs de voitures en affichant des prix anormalement bas, une pratique facilitée par le fait que les véhicules au Bénin coûtent déjà environ 30 % de moins qu’au Nigeria. José Mao, un fraudeur ayant accepté de partager son expérience, décrit sa méthode :

Pour ne laisser aucune trace, je travaille depuis un cybercafé… Je ne reçois jamais d’argent sous mon propre nom. J’envoie un collègue le retirer au bureau Western Union local avec une fausse carte d’identité.

– José Mao

Impact sur les acheteurs

Les conséquences pour les victimes sont lourdes et souvent irréversibles. Une fois que l’argent est retiré par les fraudeurs grâce à de faux documents, il est quasiment impossible de le récupérer. Les pertes financières peuvent être substantielles, et les sanctions pour les fraudeurs, bien que sévères, n’offrent pas toujours de réconfort aux victimes. En cas de fraude avérée, les coupables risquent jusqu’à 5 ans de prison et 375 000 € d’amende, voire 10 ans et 1 000 000 € si l’arnaque est menée par une bande organisée. Les victimes ont la possibilité de porter plainte auprès des autorités, mais elles doivent prouver que des « manœuvres frauduleuses » ont été utilisées pour les tromper.

Facilité de détection par les acheteurs

Il est possible de repérer ces arnaques en restant vigilant face à certains signaux d’alerte. Les fraudeurs demandent souvent des sommes élevées pour des frais administratifs fictifs ou prétendent être à l’étranger, nécessitant des fonds urgents pour des frais de douane ou de transport. Bertrand K., un observateur actif à Cotonou, témoigne de l’ampleur du phénomène :

Environ 7 personnes sur 10 sont des arnaqueurs [dans n’importe quel cybercafé de Cotonou]. Cette "profession" est en fait très répandue et très bien organisée.

– Bertrand K.

Ces réseaux sont structurés, avec des « patrons » qui recrutent de jeunes opérateurs dans les cybercafés pour gérer les annonces frauduleuses.

Conseils pratiques pour l’éviter

Pour vous protéger de ce type d’arnaque, n’acceptez jamais de payer par Western Union, MoneyGram ou tout autre service similaire. Ces plateformes ne sont pas conçues pour les transactions commerciales et n’offrent aucune garantie. Privilégiez les concessionnaires établis au Bénin, tels que SIKA Toyota (CFAO), MIG Motors ou E-Motors Benin, et évitez les transactions avec des vendeurs anonymes sur les réseaux sociaux. Assurez-vous de toujours inspecter physiquement le véhicule et de faire vérifier les documents auprès de la Police Républicaine (DGPR) avant tout paiement. Si vous êtes victime ou témoin d’une arnaque, contactez sans délai le Bureau Central National d’INTERPOL à Cotonou ou la DGPR.

5. Défauts cachés et réparations dissimulées

Lorsque vous achetez un véhicule, méfiez-vous des apparences. Derrière une carrosserie brillante et des finitions impeccables peuvent se cacher des défauts majeurs, masqués par des réparations superficielles.

Une pratique courante sur le marché automobile béninois

Au Bénin, où les véhicules d’occasion « tokunbo » sont très prisés pour leurs prix attractifs, certains vendeurs peu scrupuleux profitent de la situation. Ils importent des voitures gravement endommagées, souvent acquises lors d’enchères internationales à bas prix, et les « remettent en état » de manière superficielle avant de les revendre comme si elles étaient en bon état. Ce procédé, connu sous le nom de curbstoning, peut cacher des problèmes graves : airbags manquants, soudures de châssis mal faites ou encore dégâts liés à des inondations. Pour attirer les acheteurs, ils n’hésitent pas à utiliser des photos volées de showrooms légitimes et à publier des annonces frauduleuses.

Les conséquences pour les acheteurs

Acheter un véhicule avec des défauts dissimulés peut rapidement devenir un cauchemar. Les réparations imprévues peuvent être exorbitantes, dépassant parfois le prix initial d’achat. Par exemple, un joint de culasse défectueux non détecté peut engendrer des dépenses de plusieurs centaines de milliers de FCFA. Pire encore, si le véhicule est volé ou trafiqué, cela peut exposer l’acheteur à des problèmes juridiques graves.

Comment repérer les signes de réparations dissimulées

Certains indices peuvent trahir un véhicule mal réparé. Une peinture trop fraîche sur les joints, une usure des pédales incompatible avec le kilométrage affiché, ou une odeur de moisi sont autant de signaux d’alerte. Les problèmes électriques, comme une radio capricieuse, une climatisation qui s’éteint inexplicablement ou une caméra de recul qui s’active sans raison, sont également des symptômes fréquents d’un véhicule ayant subi des dégâts dus à des inondations.

Les précautions à prendre avant l’achat

Pour éviter les mauvaises surprises, prenez des mesures simples mais efficaces :

  • Faites inspecter le véhicule par un mécanicien certifié avant tout achat. Une inspection pré-achat (PPI) coûte entre 60 000 et 120 000 FCFA, mais elle peut vous épargner des dépenses bien plus importantes à l’avenir.
  • Vérifiez le dessous du véhicule sur un pont élévateur pour détecter d’éventuelles fuites, traces de corrosion ou pièces endommagées.
  • Testez la suspension en appuyant sur chaque coin de la voiture : elle ne doit rebondir qu’une seule fois avant de se stabiliser.
  • Consultez l’historique du véhicule grâce à son numéro VIN via des services comme CARFAX pour identifier d’éventuels accidents ou réparations masquées.
  • Préférez les concessionnaires réputés basés à Cotonou.
  • Inspectez toujours le véhicule en plein jour et par temps sec. La pluie ou un éclairage artificiel peuvent dissimuler des défauts de carrosserie et des incohérences dans la peinture.

Ces précautions, combinées aux conseils évoqués précédemment, peuvent vous éviter bien des désagréments lors de l’achat d’un véhicule d’occasion. Prenez le temps de vérifier chaque détail pour garantir un achat sécurisé et sans regret.

6. Fausses pages de vendeurs sur Facebook

Une présence inquiétante sur le marché automobile béninois

Facebook est devenu un acteur clé dans la vente de voitures d’occasion au Bénin, mais il attire également des fraudeurs habiles. Ces derniers créent des pages fictives qui imitent des parcs automobiles bien connus de Cotonou. En usurpant les noms et les logos d’entreprises légitimes, ils se donnent une apparence crédible et gagnent rapidement la confiance des acheteurs. Les annonces qu’ils publient s’appuient sur des photos volées de sites étrangers, souvent reconnaissables par des plaques d’immatriculation ou des arrière-plans qui ne correspondent pas au contexte béninois. En 2026, certains vont même jusqu’à utiliser les publicités payantes de Facebook pour cibler les Béninois cherchant des véhicules « Venant ».

Les conséquences pour les acheteurs

Ces arnaques ne se limitent pas à des pertes financières. Elles peuvent entraîner des complications juridiques graves, comme l’achat de véhicules volés ou de documents de dédouanement falsifiés (bordereaux). Les fraudeurs demandent souvent un acompte avant même de montrer le véhicule, puis disparaissent une fois l’argent encaissé. Selon l’Ambassade des États-Unis au Bénin, des victimes perdent chaque jour des centaines, voire des milliers de dollars à cause de ces pratiques frauduleuses.

Comment repérer les signes d’une arnaque

Pour éviter de tomber dans le piège, il est essentiel d’apprendre à identifier les signaux d’alarme dès les premières interactions. Consultez la section « Transparence de la page » sur Facebook : une page récemment créée, renommée plusieurs fois ou gérée depuis un autre pays est suspecte. Méfiez-vous également des pages affichant des milliers de « J’aime » obtenus via des bots, mais très peu de commentaires authentiques. Les commentaires, lorsqu’ils existent, sont souvent masqués pour empêcher les victimes de partager leurs expériences. Enfin, si le prix d’un véhicule est 30 à 50 % inférieur à la moyenne du marché « Venant » à Cotonou, il y a de fortes chances qu’il s’agisse d’une arnaque.

Mesures simples pour éviter les pièges

Pour vérifier l’authenticité des photos, utilisez Google Lens : si les images proviennent de sites étrangers, l’annonce est probablement frauduleuse. Insistez pour rencontrer le vendeur dans un parc automobile reconnu à Cotonou ou Abomey-Calavi et examinez les documents sur place. Aucun vendeur sérieux ne demandera un acompte avant de montrer un véhicule. Soyez également vigilant si le vendeur tente de déplacer rapidement la conversation sur WhatsApp. Cette tactique vise à contourner la modération de Facebook et à envoyer des instructions de paiement frauduleuses via des messages éphémères. En suivant ces conseils, vous réduirez considérablement les risques liés à l’achat de voitures sur Facebook.

7. Fraude à la TVA avec de fausses factures

Prévalence sur le marché automobile béninois

La fraude à la TVA est un sérieux problème dans le secteur des voitures d’occasion au Bénin. Chaque mois, environ 25 000 véhicules sont importés dans le pays, créant un terrain fertile pour les pratiques frauduleuses. Certains vendeurs émettent de fausses factures pour dissimuler la TVA ou sous-évaluer la valeur des véhicules. Face à l’ampleur du phénomène, le gouvernement béninois a mis en place la plateforme numérique e-Mecef, gérée par la Direction Générale des Impôts (DGI), pour digitaliser le processus de facturation. Par ailleurs, le Bénin est souvent utilisé comme point de transit par des réseaux criminels organisés qui exploitent des documents falsifiés pour échapper aux contrôles douaniers et fiscaux. Ces pratiques frauduleuses peuvent entraîner des répercussions juridiques et financières lourdes pour les acheteurs.

Impact sur les acheteurs (risques financiers et juridiques)

Les acheteurs sont directement exposés aux conséquences de ces fraudes. En cas de découverte de droits de douane impayés ou de documents falsifiés, les autorités peuvent confisquer le véhicule. Même si l’acheteur agit de bonne foi, il peut être tenu responsable et faire face à des poursuites pénales pour possession de documents frauduleux. À titre de comparaison, en Europe, les pertes liées à la fraude à la TVA ont atteint environ 90 milliards d’euros en 2022. Ces chiffres illustrent l’ampleur des pertes fiscales et des risques encourus par les acheteurs.

Facilité de détection par les acheteurs

Pour éviter de tomber dans le piège des fausses factures, il est essentiel de comprendre le fonctionnement du système officiel béninois. Depuis l’introduction de la plateforme e-Mecef, toutes les transactions importantes doivent être accompagnées d’une « facture normalisée » générée électroniquement. Une facture manuscrite ou imprimée sur un modèle générique, sans les codes de vérification e-Mecef, doit immédiatement éveiller des soupçons. De plus, il est crucial de vérifier que le numéro d’identification du véhicule (VIN) mentionné sur la facture correspond parfaitement à celui gravé sur le châssis et inscrit sur les documents d’immatriculation. Toute incohérence peut être le signe d’une fraude.

Conseils pratiques pour éviter les pièges

Pour sécuriser vos transactions, exigez toujours une facture normalisée vérifiable via le portail officiel https://e-mecef.impots.bj/. Assurez-vous qu’elle inclut le VIN exact, le nom du vendeur et qu’elle correspond au certificat d’immatriculation. Avant de finaliser une transaction importante, demandez aux services officiels une confirmation du statut douanier du véhicule. Soyez particulièrement vigilant face aux vendeurs qui cherchent à accélérer la vente ou qui refusent de fournir une facture normalisée sous prétexte d’« arrangements » fiscaux. La législation béninoise est stricte : l’utilisation de documents falsifiés est considérée comme une escroquerie, passible de 5 à 7 ans de prison et d’amendes comprises entre 375 000 € et 750 000 €.

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8. Compteurs kilométriques trafiqués

Prévalence sur le marché automobile béninois

Le trafic de compteurs kilométriques, souvent appelé « retour arrière » ou « clocking », est une fraude fréquente dans le marché des voitures d’occasion. Cette manipulation consiste à réduire artificiellement le kilométrage affiché d’un véhicule pour en augmenter la valeur de revente. Aux États-Unis, en 2024, 2,14 millions de véhicules étaient concernés par cette pratique. Au Bénin, cette arnaque s’inscrit dans un réseau organisé de fraudes automobiles. Les véhicules ciblés sont souvent des modèles récents ayant parcouru de longues distances en peu de temps, comme les voitures ex-locations ou celles issues de flottes d’entreprises. Une inspection rigoureuse est indispensable pour éviter de tomber dans ce piège, qui impacte directement la sécurité et la valeur des transactions.

Impact sur les acheteurs (risques financiers et juridiques)

Les conséquences pour les acheteurs peuvent être lourdes. En moyenne, ils subissent une perte de 3 300 dollars (environ 3 100 €) lors de la revente du véhicule. De plus, les garanties constructeur peuvent être annulées si le kilométrage réel est découvert. Les pièces d’usure, telles que les amortisseurs, les courroies de distribution ou les freins, peuvent nécessiter un remplacement immédiat, contrairement aux attentes de l’acheteur. Enfin, les compagnies d’assurance peuvent augmenter les primes ou même annuler les polices si elles détectent un kilométrage trafiqué.

Facilité de détection par les acheteurs

Détecter un compteur trafiqué demande une attention particulière. Les compteurs numériques modernes peuvent être facilement reprogrammés à l’aide de logiciels disponibles sur Internet. Cependant, la manipulation se limite souvent à l’affichage du tableau de bord, tandis que le kilométrage réel reste stocké dans le calculateur moteur (ECU) ou d’autres modules électroniques. Il est donc essentiel d’inspecter l’état physique du véhicule : un volant très usé, des pédales dégradées ou un siège conducteur abîmé ne correspondent pas à un faible kilométrage. Les pneus offrent également des indices : une voiture affichant moins de 30 000 km devrait encore avoir ses pneus d’origine.

Conseils pratiques pour éviter les pièges

Pour éviter de tomber dans ce type d’arnaque, suivez ces recommandations :

  • Exigez les documents d’entretien originaux, comme les factures de garage ou le carnet de révision, et vérifiez que le kilométrage augmente de manière cohérente.
  • Utilisez un scanner OBD2 pour lire directement les données de kilométrage dans le calculateur moteur ou la boîte de vitesses, qui conservent souvent les informations réelles.
  • Faites appel à un mécanicien indépendant pour inspecter le véhicule. Il pourra vérifier si l’usure des bougies, de la suspension ou de l’échappement correspond au kilométrage affiché.
  • Soyez prudent avec les vendeurs qui refusent de vous rencontrer à leur domicile ou dont le nom ne figure pas sur le certificat d’immatriculation. Ces pratiques peuvent cacher un historique douteux ou un revendeur non agréé.

Une vigilance accrue et des vérifications approfondies sont vos meilleures armes pour éviter les désagréments liés au trafic de compteurs kilométriques.

9. Voitures volées avec documents falsifiés

Prévalence sur le marché automobile béninois

Le trafic de voitures volées accompagnées de documents falsifiés constitue un problème sérieux au Bénin. L’Afrique de l’Ouest est souvent décrite comme un carrefour mondial pour ce type de criminalité, généralement orchestrée par des réseaux organisés. À Cotonou, ces activités frauduleuses se déroulent souvent dans des cybercafés, où des groupes spécialisés opèrent. Des enquêtes locales révèlent que de nombreux opérateurs de ces cybercafés participent activement à ces pratiques illégales. Ces réseaux recrutent fréquemment de jeunes adolescents âgés de 16 à 17 ans et emploient des programmeurs expérimentés, payés environ 500 000 FCFA (1 000 €), pour concevoir de faux sites bancaires. Le Bureau central national d’INTERPOL à Cotonou, en collaboration avec la Police républicaine (DGPR), mène des opérations pour identifier et intercepter ces véhicules illégaux, qui circulent souvent sur les mêmes routes que les drogues et les armes. Cette organisation criminelle expose les acheteurs à des conséquences financières et juridiques graves.

Impact sur les acheteurs (risques financiers et juridiques)

L’achat d’une voiture avec des documents falsifiés peut entraîner des conséquences désastreuses pour les acheteurs. Dès qu’une fraude est détectée dans les bases de données internationales, le véhicule est immédiatement saisi par les autorités. Cela signifie que l’acheteur perd l’intégralité de son investissement, sans espoir de remboursement, même après avoir porté plainte. En outre, les acheteurs peuvent être impliqués dans des enquêtes criminelles menées par la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) et le Bureau central national d’INTERPOL à Cotonou, car ce type de trafic est souvent lié à des réseaux de criminalité transnationale. Certains de ces réseaux n’hésitent pas à recourir à la violence pour protéger leurs activités, ce qui expose également les acheteurs à des dangers physiques.

Facilité de détection par les acheteurs

Repérer une voiture volée avec des documents falsifiés demande une attention particulière. Le numéro d’identification du véhicule (NIV) est un élément crucial : il doit être identique sur le tableau de bord, le montant de la porte conducteur et tous les documents officiels. Les fraudeurs tentent souvent de contourner ces contrôles en refusant de fournir le NIV pour un rapport d’historique ou en présentant des rapports modifiés ou périmés. Ils exercent également une pression sur l’acheteur en inventant des urgences, comme un déménagement imminent à l’étranger ou une vente rapide, pour éviter une vérification approfondie. Soyez également vigilant si le nom du vendeur sur sa carte d’identité ne correspond pas à celui inscrit sur le titre de propriété.

Conseils pratiques pour éviter les pièges

Pour éviter de tomber dans ces arnaques, voici quelques recommandations :

  • Vérifiez que le NIV est présent à plusieurs endroits sur le véhicule et qu’il correspond exactement aux documents fournis.
  • Ne faites pas confiance aux rapports d’historique fournis par le vendeur. Utilisez le NIV pour effectuer votre propre vérification et détecter tout statut de vol ou de perte totale.
  • Demandez à voir une pièce d’identité officielle du vendeur et assurez-vous qu’elle correspond au nom figurant sur le titre de propriété.
  • Contactez la Police républicaine (DGPR) ou le Bureau central national d’INTERPOL à Cotonou pour vérifier si le véhicule figure dans les bases de données internationales des biens volés.
  • Évitez d’envoyer de l’argent via des moyens non traçables comme Western Union avant d’avoir vu le véhicule et vérifié ses documents originaux.
  • Privilégiez les rencontres dans des lieux publics bien éclairés et faites inspecter la voiture par un mécanicien de confiance pour identifier d’éventuelles anomalies.

10. Frais cachés après l’achat

Prévalence sur le marché automobile béninois

Sur le marché automobile au Bénin, il n’est pas rare que des vendeurs attirent les acheteurs avec des prix séduisants, tout en cachant des coûts obligatoires. Ces frais supplémentaires incluent notamment les droits de douane béninois, les droits de douane nigérians (pour l’exportation), les frais de traversée ou de contrebande, les frais de livraison par chauffeur et même des frais de réservation. Certains agents peu scrupuleux demandent également des paiements additionnels pour accompagner l’acheteur au marché ou pour fournir des documents censés être inclus dans la transaction. Ces pratiques, répandues dans la région, entraînent des impacts financiers et des complications juridiques que nous allons explorer.

Impact sur les acheteurs (risques financiers et juridiques)

Ces frais cachés peuvent rapidement faire exploser le coût total d’un véhicule, tout en exposant l’acheteur à des risques juridiques. Par exemple, un acheteur a rapporté avoir payé 600 000 FCFA (environ 915 €) pour le dédouanement à Cotonou, pour ensuite découvrir qu’il devait encore s’acquitter de frais côté nigérian. En outre, certains agents malhonnêtes profitent de la situation pour remplacer des pièces d’origine du véhicule (pompes à eau, capteurs, moteurs d’essuie-glaces) par des pièces de qualité inférieure ou contrefaites pendant que la voiture est sous leur garde.

Le problème ne s’arrête pas là : certains acheteurs se retrouvent avec des véhicules encore sous contrat de location-vente ou grevés de dettes d’immatriculation. Cela peut entraîner la reprise du véhicule par le propriétaire initial ou le prêteur. Contrairement aux concessions agréées, les ventes privées offrent peu de protections juridiques, laissant les acheteurs sans recours en cas de problème.

Facilité de détection par les acheteurs

Déceler ces frais cachés avant de s’engager dans un achat demande une grande vigilance. Les agents refusent souvent de fournir une liste détaillée des coûts avant la transaction. Il est donc essentiel d’exiger une confirmation écrite prouvant que tous les droits ont été acquittés. Si ce n’est pas le cas, préparez-vous à des dépenses supplémentaires importantes. Méfiez-vous également des contrats « Vendu en l’état », qui excluent toute possibilité de contester ultérieurement des défauts financiers ou mécaniques. Les escrocs peuvent aussi demander des frais de recherche ou d’expédition, variant entre 100 $ et 1 000 $, souvent via des virements bancaires non traçables.

Conseils pratiques pour éviter les pièges

Pour éviter de mauvaises surprises, voici quelques recommandations :

  • Demandez une liste écrite et complète des frais : cela inclut les droits de douane, les frais de transit, les commissions et les frais de documents.
  • Ne changez pas de grosses sommes en FCFA tant que le prix final et l’ensemble des frais ne sont pas confirmés. Cela limite les pertes en cas d’annulation.
  • Vérifiez soigneusement les documents d’immatriculation pour vous assurer que le vendeur est bien le propriétaire légitime et qu’aucun contrat contraignant ne pèse sur le véhicule.
  • Inspectez le véhicule dès sa livraison : si un agent s’occupe du transport, vérifiez les composants critiques comme la pompe à eau, les capteurs ou les systèmes électroniques pour détecter d’éventuels remplacements par des pièces de moindre qualité.
  • Comparez les prix locaux avant de vous déplacer. Si l’écart de prix pour le même modèle est inférieur à 50 000–100 000 FCFA, les frais cachés et les risques pourraient largement dépasser les économies espérées.

11. Fausse identité du vendeur

Situation sur le marché automobile béninois

Comme d’autres formes d’arnaques, l’usurpation d’identité repose sur des techniques de tromperie numérique. Au Bénin, et plus largement en Afrique de l’Ouest, les réseaux criminels organisés exploitent le marché automobile pour écouler des véhicules volés et mener des activités de cybercriminalité. Ces fraudeurs se font souvent passer pour des entreprises établies, des concessionnaires fiables ou même des figures d’autorité, comme des policiers ou des douaniers, afin de gagner la confiance des acheteurs.

Pour renforcer leur crédibilité, ils utilisent des technologies sophistiquées comme des photos générées par intelligence artificielle, des deepfakes (images, vidéos ou voix falsifiées) et des techniques de spoofing. Ces fausses identités prolifèrent sur les réseaux sociaux et les plateformes de vente en ligne. Une étude récente a révélé que certaines marketplaces ne parviennent pas à détecter les comptes frauduleux utilisant des images générées par IA.

Conséquences pour les acheteurs : risques financiers et juridiques

Acheter auprès d’un vendeur à fausse identité peut entraîner des conséquences graves. Souvent, le véhicule est volé ou accompagné de documents falsifiés, ce qui expose l’acheteur à des poursuites pénales pour recel et à une saisie du véhicule sans possibilité de remboursement. En outre, les informations personnelles fournies à ces fraudeurs peuvent être utilisées pour des vols d’identité, comme la souscription de prêts ou l’ouverture de comptes bancaires frauduleux.

Certains escrocs vont jusqu’à se faire passer pour des douaniers, utilisant de fausses adresses email et des documents falsifiés pour extorquer des frais supplémentaires.

Comment identifier une fausse identité ?

Détecter ces arnaques demande un œil attentif, mais certains indices peuvent vous mettre sur la piste. Les fraudeurs privilégient souvent les échanges par email ou messagerie plutôt que par téléphone, et leurs annonces comportent des descriptions vagues comme « buy and drive ». Les profils récents, sans historique ou sans avis, doivent également éveiller vos soupçons.

Un autre signal d’alerte concerne les coordonnées bancaires. Par exemple, un vendeur prétendant être un homme d’affaires pourrait fournir un compte bancaire enregistré au nom d’une femme. De plus, ces escrocs évitent généralement les rencontres en personne ou proposent des rendez-vous dans des lieux peu communs, loin d’un bureau ou d’un showroom identifiable.

Mesures pour vous protéger

Pour éviter de tomber dans ces pièges, suivez ces recommandations :

  • Demandez un appel téléphonique ou une visioconférence pour vérifier l’identité du vendeur avant d’engager une transaction.
  • Rencontrez le vendeur dans un lieu public sécurisé, idéalement à proximité d’un commissariat.
  • Vérifiez les documents d’immatriculation et le numéro VIN, en vous assurant qu’ils correspondent à la pièce d’identité du vendeur.
  • Contactez directement la concession si le vendeur affirme représenter une entreprise connue. Recherchez vous-même le numéro officiel.
  • Ne cliquez jamais sur des liens envoyés par le vendeur, car ils peuvent être des tentatives de phishing.

« L’Afrique de l’Ouest est connue pour le trafic d’une large gamme de produits illégaux, des armes et voitures volées aux cigarettes… Les groupes criminels organisés internationaux utilisent l’Afrique de l’Ouest pour faire passer des drogues en contrebande… apportant souvent violence, insécurité et pertes économiques avec eux. »

– INTERPOL

12. Fausses pièces dans les véhicules d’occasion

Prévalence sur le marché automobile béninois

Le marché automobile au Bénin, bien que dynamique, n’échappe pas aux pratiques douteuses. Malgré la présence de concessionnaires proposant des pièces de qualité, les fraudes restent monnaie courante. La participation du Bénin à l’opération régionale INTERPOL Contender 3.0 en 2025, visant à démanteler les réseaux criminels transnationaux, illustre bien l’ampleur de ce problème. Parmi ces pratiques frauduleuses, l’installation de pièces contrefaites ou de qualité inférieure est fréquente. Des vendeurs peu scrupuleux utilisent ces stratagèmes pour masquer l’usure réelle des véhicules tout en minimisant leurs coûts de réparation. Ces manipulations mettent non seulement en péril la sécurité des acheteurs, mais engendrent également des dépenses imprévues.

Impact sur les acheteurs : risques financiers et de sécurité

Acheter un véhicule équipé de pièces contrefaites ou usées peut avoir des conséquences graves. Financièrement, cela se traduit par des réparations coûteuses et répétées. Mais le danger le plus préoccupant reste la sécurité. Prenons l’exemple des freins : des plaquettes contrefaites ou trop usées – dont l’épaisseur est inférieure à 3 ou 4 millimètres – peuvent entraîner une défaillance complète du système de freinage. À long terme, investir dans des pièces d’origine est bien plus économique que de gérer les pannes majeures causées par des composants de mauvaise qualité.

Facilité de détection par les acheteurs

Pour un acheteur non averti, il est souvent difficile de différencier une pièce authentique d’une contrefaçon. Cependant, certains signes peuvent mettre la puce à l’oreille. Par exemple, des pédales flambant neuves sur un véhicule affichant un faible kilométrage, des pneus qui semblent inadaptés ou encore des liquides moteurs ayant une couleur ou une odeur inhabituelle sont autant d’indices révélateurs. Ces éléments doivent inciter à une vérification plus poussée.

Conseils pratiques pour éviter ce piège

Avant d’acheter un véhicule, il est essentiel de le faire inspecter par un mécanicien indépendant. Une inspection pré-achat (PPI), qui coûte généralement entre 90 € et 140 €, peut révéler des anomalies invisibles à un œil non expert. Cette étape est particulièrement importante pour les pièces critiques comme les freins, la suspension ou les composants moteur. Demander les factures d’entretien originales est également une bonne pratique : les ateliers sérieux y indiquent souvent le kilométrage correspondant. Enfin, un test simple de la suspension peut être réalisé : appuyez sur chaque coin du véhicule. Si celui-ci rebondit plusieurs fois au lieu de se stabiliser rapidement, les amortisseurs sont probablement usés ou de mauvaise qualité.

« Si un vendeur vous dit qu’une inspection indépendante n’est pas nécessaire parce que le concessionnaire l’a déjà effectuée, insistez pour que votre mécanicien examine le véhicule. »

– Consumer Reports

Pour minimiser les risques, privilégiez les concessionnaires bien établis à Cotonou, comme E-Motors, GET Motors ou SIKA Toyota CFAO, plutôt que des vendeurs privés rencontrés sur des parkings publics. La vigilance et une inspection approfondie restent vos meilleures protections contre ces pratiques frauduleuses.

Comment éviter les arnaques : outils et conseils

Lorsque vous achetez un véhicule d’occasion, la prudence est de mise. Environ 15 % des transactions entre particuliers se concluent par une arnaque, ce qui souligne l’importance de prendre des précautions. Commencez par vérifier l’identité du vendeur. Demandez une pièce d’identité valide et comparez le nom avec celui inscrit sur la Carte Grise. Si le nom ne correspond pas, exigez une preuve légale de l’acquisition du véhicule.

Pour éviter les mauvaises surprises, assurez-vous d’obtenir tous les documents nécessaires : la Carte Grise, l’Attestation de Visite Technique (équivalent béninois du contrôle technique), le Certificat de Non-Gage (pour garantir que le véhicule n’est pas gagé) et, pour les véhicules importés, le Quitus Fiscal. Ces documents doivent être authentifiés via les plateformes officielles. Le Carnet d’Entretien peut aussi être utile pour vérifier la cohérence du kilométrage enregistré lors des révisions. De plus, des guides d’achat locaux, comme ceux proposés par AutoMag.bj, peuvent vous aider à naviguer sur le marché béninois.

Avant de conclure l’achat, faites inspecter le véhicule par un mécanicien indépendant. Cette inspection, qui coûte entre 100 $ et 150 $, permet de détecter des problèmes cachés au niveau du moteur, de la transmission ou de la suspension. Lors de votre propre contrôle, examinez le véhicule en plein jour pour repérer des indices comme des panneaux de carrosserie mal alignés ou des différences de teinte, signes possibles de réparations après un accident.

En ce qui concerne le paiement, évitez les services comme Western Union ou MoneyGram, qui ne laissent aucune trace. Préférez un virement bancaire sécurisé ou un chèque de banque. Rencontrez toujours le vendeur dans un lieu public, idéalement près d’un concessionnaire reconnu. Si le vendeur refuse une rencontre en personne ou insiste pour ne communiquer que par SMS, cela doit éveiller vos soupçons.

Voici un tableau pour vous aider à distinguer une transaction fiable d’une transaction risquée :

Signe de transaction Transaction fiable Transaction risquée
Prix Correspond au marché Prix anormalement bas
Communication Vendeur disponible par téléphone et accepte une rencontre Vendeur insiste sur SMS/WhatsApp, refuse les appels
Inspection Essai routier et inspection mécanique encouragés Vendeur « trop occupé » ou pousse à une vente à distance
Documents Tous les originaux fournis (Carte Grise, Quitus) Copies uniquement ou documents prétendument « en cours »
Paiement Méthodes traçables comme chèque ou virement Demande de paiement via Western Union ou MoneyGram
Lieu de rencontre Lieu public ou concessionnaire reconnu Endroit isolé ou demande de paiement avant de voir le véhicule

En suivant ces conseils et en restant vigilant, vous réduirez considérablement les risques d’arnaque lors de l’achat d’un véhicule d’occasion.

Conclusion

Acheter un véhicule d’occasion au Bénin demande une attention particulière face aux nombreuses arnaques possibles. Entre des prix anormalement bas, des vendeurs fictifs utilisant des images volées, des compteurs kilométriques modifiés ou encore des véhicules volés, les pièges sont omniprésents. Le pays, connu comme un point de transit pour le trafic de voitures volées en Afrique de l’Ouest, souligne l’importance de vérifier méticuleusement les documents avant tout achat.

« Vigilance, verifying sources, and caution remain the best ways to protect yourself. »
– René Ronse, Manager, ArnaqueOuFiable.com

Ces mises en garde rappellent qu’une approche rigoureuse est indispensable. La règle d’or ? Ne jamais envoyer d’argent avant d’avoir inspecté le véhicule en personne. Assurez-vous de vérifier l’identité du vendeur et l’authenticité des documents originaux tels que la Carte Grise, l’Attestation de Visite Technique et le Certificat de Non-Gage. Pensez également à faire examiner le véhicule par un mécanicien indépendant pour éviter toute mauvaise surprise. Enfin, évitez les paiements via Western Union.

Pour réduire les risques, privilégiez des plateformes et concessionnaires fiables. Par exemple, AutoMag.bj propose des annonces vérifiées ainsi que des guides adaptés au marché local. Vous pouvez également vous tourner vers des concessionnaires bien établis à Cotonou, comme E-Motors Benin, MIG MOTORS BENIN ou SIKA Toyota CFAO.

« When in doubt, walk away. »
– OMVIC

En suivant les recommandations de cet article – qu’il s’agisse de comparer les prix, d’inspecter le véhicule, de vérifier les documents ou de choisir des vendeurs de confiance – vous réduirez considérablement vos risques. Une approche prudente et des vérifications approfondies sont vos meilleurs alliés pour un achat sécurisé.

FAQs

Quels documents devez-vous vérifier avant d’acheter une voiture d’occasion au Bénin ?

Avant d’acheter une voiture d’occasion au Bénin, il est crucial de vérifier certains documents pour garantir une transaction sûre et conforme à la loi. Voici les principaux éléments à examiner :

  • Carte grise : Ce document atteste que le vendeur est le propriétaire légal du véhicule. Prenez le temps de vérifier que les informations inscrites (numéro d’immatriculation, marque, modèle, etc.) correspondent parfaitement à la voiture en question.
  • Contrôle technique : Si le véhicule a plus de 4 ans, le certificat de contrôle technique doit être à jour. Cela confirme que la voiture est en état de circuler sans risques majeurs.
  • Factures d’entretien : Parcourez les factures pour retracer l’historique des réparations et de l’entretien. Ces informations vous donneront une idée claire de l’état général du véhicule et des éventuels problèmes récurrents.
  • Certificat de non-gage : Ce document est essentiel pour s’assurer que la voiture n’est ni gagée ni soumise à une opposition administrative, ce qui pourrait compliquer la vente ou l’immatriculation.

Prenez le temps de vérifier que tous les documents sont authentiques, complets et en bon état. Si vous avez le moindre doute, il peut être judicieux de faire appel à un expert ou à un professionnel du secteur automobile pour vous accompagner dans votre démarche.

Comment détecter un compteur kilométrique falsifié lors de l’achat d’une voiture d’occasion ?

Détecter un compteur kilométrique trafiqué demande un peu de vigilance. Si le vendeur hésite ou refuse de fournir des documents comme les factures d’entretien, le carnet d’entretien ou un rapport HistoVec, cela devrait éveiller vos soupçons. Une progression incohérente du kilométrage entre ces documents peut également indiquer une fraude.

Soyez aussi attentif aux signes visibles d’usure. Par exemple, un tableau de bord abîmé pourrait trahir une utilisation bien plus importante que ce que le compteur affiche. Vérifiez également si les chiffres du compteur sont mal alignés ou si des traces de manipulation sont visibles. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel pour un contrôle plus poussé.

Comment éviter les arnaques lors de l’achat d’une voiture d’occasion au Bénin ?

Lorsque vous achetez une voiture d’occasion, la prudence est essentielle pour éviter les mauvaises surprises. Commencez par examiner les documents officiels du véhicule ainsi que l’identité du vendeur. Vérifiez que le certificat d’immatriculation, le carnet d’entretien et le contrôle technique (obligatoire pour les véhicules de plus de 4 ans) sont conformes. Comparez également le numéro d’identification du véhicule (VIN) avec les registres officiels pour vous assurer qu’il n’y a ni opposition ni saisie, et que le vendeur est bien le propriétaire légal.

Poursuivez avec une inspection minutieuse de l’état général du véhicule. Examinez la carrosserie à la recherche de traces de rouille ou de réparations visibles, vérifiez l’usure des pneus (elle doit être uniforme) et inspectez le moteur pour détecter d’éventuelles fuites ou bruits inhabituels. Prenez le temps d’effectuer un essai routier pour évaluer des éléments essentiels comme l’accélération, le freinage et le fonctionnement des équipements, tels que la climatisation et les phares. En cas de doute, sollicitez l’avis d’un mécanicien de confiance pour un examen plus détaillé.

Enfin, soyez vigilant face aux offres trop attractives ou aux vendeurs qui insistent sur un paiement en espèces sans fournir de reçu. Privilégiez une transaction sécurisée, avec un contrat écrit signé par les deux parties. Ces étapes simples mais cruciales vous permettront de sécuriser votre achat et d’éviter les désagréments.

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Cet article est écrit en partenariat avec AUTO24.bj, premier site internet de rachat et de vente de voitures d’occasion au Benin

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